Cent pour un Toit 01

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Notre action

Les familles hébergées

L’association, dès sa création, s’est tournée vers les familles avec enfants en bas âge, déboutées du droit d’asile c’est-à-dire ayant obtenu une réponse défavorable de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA).

« Des familles déboutées du droit d’asile »

Certaines associations comme « Cent pour un toit Mâcon » se sont spécialisées dans l’accueil des jeunes mineurs expulsés du DAMIE (Dispositif d’Accueil des Mineurs Isolés Étrangers ) car ayant atteint la majorité. Même si cette problématique existe dans le département de l’Ain, l’association, dès sa création, s’est tournée vers les familles avec enfants en bas âge. Considérant qu’il revient à l’État et son échelon départemental qu’est la Préfecture, d’héberger les personnes en cours de procédure, nous nous sommes intéressés aux personnes déboutées du droit d’asile c’est-à-dire ayant obtenu une réponse défavorable de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA). Elles sont plusieurs centaines dans le département. Certains considérés comme vulnérables sont encore hébergées en foyer, mais d’autres, menacées de quitter le foyer ou craignant l’expulsion hors de France, ont vécu à la rue, dans des squats ou des logements précaires. Certaines familles plus chanceuses ont noué des contacts avec des militants qui un temps les ont accueillis chez eux, parfois en cohabitant dans le même appartement ou la même maison.

Un temps long dans l’errance

Chaque fois que nous étions en capacité de prendre un nouvel appartement en location, la question s’est posée de savoir à quelle famille nous allions le proposer. Au départ, nous avons hébergé des familles qui avaient été recueillies par des militants qui au bout de plusieurs années de cohabitation souhaitaient reprendre un peu de leur liberté. Et puis ensuite, nous avons donné la priorité aux familles ayant le plus longtemps vécues dans l’errance. Plusieurs d’entre elles ont occupé entre 2012 et 2017, différents squats à travers la ville de Bourg en Bresse ; des garages place Pierre GOUJON, les locaux de l’ADAPEI en zone CENORD, le camping de Bourg en Bresse, une maison avenue de Marboz… Pour finir par se construire une « cabane » dans les anciens locaux d’Emmaüs, rue des Prés de Brou.

Principalement des familles avec enfants.

Au 1er janvier 2020 nous hébergeons 45 personnes soit 24 adultes et 21 enfants, adolescents ou jeunes adultes. Sur 13 familles nous comptons une femme seule accueillie pour cause de maladie, un couple sans enfants et une famille monoparentale. Les 10 autres sont des familles avec des enfants plutôt jeunes. Si nous ajoutons à ces 13 familles, les 3 autres que nous aidons ponctuellement, cela porte à 59 le nombre de personnes aidés (29 adultes et 30 jeunes de tous âges). Une goutte d’eau par rapport à l’océan des besoins, certes, mais une goutte d’eau qui compte pour ces familles et pour les 600 donateurs qui les aident.

Un travail de partenariat autour des familles

Cent pour un toit-01 s’est spécialisé dans la fourniture de logement et collabore avec de nombreuses autres associations pour les questions éducatives, la santé, la fourniture d’alimentation ou encore les démarches administratives. Pour chaque famille, 2 bénévoles de l’association ont accepté d’être leurs référents. Au moins un d’entre eux fait partie du collège et peut ainsi à chaque réunion donner des nouvelles de la famille et faire remonter telle ou telle difficulté.

Quel avenir pour ces familles ?

La plupart des demandeurs d’asile qui ont choisi de rester à Bourg en Bresse et dans l’Ain en général sont d’origine albanaise ou kosovare. On note également quelques familles arméniennes, géorgiennes ou bosniaques. Déboutées du droit d’asile après un recours auprès de la CNDA, voir un réexamen, elles entreprennent après quelques années, une demande de titre de séjour auprès de la préfecture qui malheureusement n’en accord qu’avec parcimonie depuis plusieurs années.
Le côté positif c’est que tous les enfants sont scolarisés et que les parents font des efforts pour apprendre le français et s’intégrer par des tâches bénévoles dans telle ou telle association. N’ayant pas le droit de travailler, ils essaient de trouver des « petits boulots » pour subvenir à leurs besoins.

Et chaque famille vit dans l’espérance d’obtenir un titre de séjour leur permettant de travailler pour enfin s’intégrer définitivement à notre société.